La vision du monde manichéenne qui oppose forces du bien contre armée du mal ne me convient pas. Je suis persuadé qu’un schisme naturel existe plutôt entre partisans de l’ordre et du désordre. Et qu’un équilibre entre ces deux forces, façon yin-yang, fait l’harmonie du cosmos (mémo : voir Niezstche et Dupuy). Si on écoute les vieux râleurs ou les jeunes cyniques, on entend qu’aujourd’hui le monde est un vrai bordel, qu’avant tout tournait rond : mais c’est faux. Tout le monde sait que notre planète-système n’a jamais été aussi planifiée, cadrée, organisée, rangée, gradée, classifiée, qu’aujourd’hui. C’est la route du progrès que nous avons choisi, et qui nous a sortis du crépuscule technologique : tout doit être mesuré et soupesé. Parmi les grands succès de cette organisation, je vois le recul de la mortalité, la fin des grandes famines, les smartphones, et le risque faible de mourir découpé par une locomotive. En contrepartie, nos vies sont fades et pourries, tout le monde se fait chier et survit à coups d’anxiolytiques en suppositoires. Un point de vue volontairement pessimiste, vous allez comprendre pourquoi. Tout ça pour vous parler d’un nième squat expulsé dans Paris, rue Denoyez dans le XXe arrondissement de Paris, et du fait que ses occupants étaient des sales bobos égoïstes. Des vidages d’immeubles “occupés citoyennement”, il doit y en avoir une bonne poignée chaque année dans cette ville. C’est assez dur d’avoir des données fiables, mais on estimait par exemple en 2006 à 800 le nombre de squats dans Paris intra-muros.

Résumé des évènements

 

Celui-là a fait couler de l’encre, parce que depuis que les artistes étaient installés dans cette rue devenue emblématique du quartier Belleville, à en croire ce beau reportage lu dans Le Monde, le bloc était passé du statut de repaire de dealers à passage obligé pour touristes : “Avec le départ des artistes, il y a une vraie crainte du retour des dealeurs, ici c’était un quartier qui craint il y a encore quelques années.” Pour le Parisien, la présence des assos et des artistes avait carrément “redynamisé la vie du quartier”. C’était un squat modèle, hébergeant des associations culturelles (Alternation, T.R.A.C.E.S., la Maison de la plage et Friches et nous la paix), qui occupaient ce logement depuis 12 ans, après avoir conclu une convention d’occupation précaire avec la mairie (ils ne payaient presque rien, mais leur présence était  légale).

Le 31 mars dernier, tout le monde a dû rendre les clés, malgré une pétition qui a rassemblé plus de 10.000 signatures. Lisez donc leur réaction :

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On en apprend un peu plus dans les lignes de Libé :

«La seule réunion sur le projet a été qualifiée d’ »informative ». La maire du XXe, Frédérique Calandra, a été claire : « On n’est pas là pour discuter mais pour vous présenter le projet. » Cela a été imposé à ses habitants. Personne dans notre collectif n’est contre la construction de crèche ou de HLM. Mais pourquoi choisir entre ça et la culture ? Il y avait la place pour les deux.»

Et sur les réseaux, la maire du XXe, Frédérique Calandra, en prend pour son grade :

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Sa réponse, lue dans Le Parisien :

<< Frédérique Calandra, la maire (PS) du XXe, s’élève contre ces déclarations. « Cela fait trois fois qu’Alternation refuse des propositions de relogement, tonne-t-elle. Je ne suis pas une agence immobilière ! » L’élue rappelle avoir ouvert « une demi-douzaine de murs pérennes » pour les graffeurs et estime agir pour l’intérêt général. « Le conseil de quartier de Belleville vote depuis des années un vœu pour la création d’une crèche. Je ne remettrai pas en cause un programme de logements sociaux et d’équipement public pour faire plaisir à une ultraminorité de gens. » >>

L’histoire fourmille de détails, mais je ne vais pas réécrire ce qui a déjà été bien fait ailleurs, donc allez faire un tour , , ici, , dans cet endroit, et aussi si le sujet vous passionne.

Le dilemme du squatteur

 

Capture d’écran du site www.rivp.fr

 

 

Comme à chaque fois qu’un squat est débarrassé de ses envahisseurs, c’est toujours un peu le même son de cloche de chaque côté de la barricade : les squatteurs crient au scandale, glorifient leurs tentatives de créer un monde meilleur, dénoncent l’impossibilité de discuter avec les pouvoirs publics ; les mairies expliquent qu’elles ont un devoir d’assurer la sécurité, la salubrité, et rappellent que l’urbanisme ça se planifie au nom de l’intérêt général, ça se fait pas comme ça, au gré du vent et des envies de quelques marginaux. J’avais été marqué par l’histoire du squat “Le Bloc”, contée par StreetPress. Inauguré début 2013, à coup d’invitations de voisins et de journalistes, puis vidé fin 2013 par les autorités, avec un sale goût d’échec. Le projet se voulait clean et transparent, excitait tout le monde avec sa façade d’utopie réalisable. Et boom, quelques mois après son entrée fracassante sur la scène des lieux alternatifs, plus rien. Déçu, forcément, sauf que d’après cet appel d’offre le truc a visiblement fini en projet de logement sociaux, avec des hébergements d’artistes. Bon, bah c’est bien ils vont garder l’esprit du truc, mais en propre quoi.

Même destin pour la rue Denoyez, et même promoteur : on vire les squatteurs pour que la RIVP (le bailleur social de la ville de Paris) puisse ériger son monument à la solidarité et au vivre ensemble. Et ça devient dès lors très dur pour les occupants du lieu de combattre un projet municipal qui :

  1. Est annoncé depuis 12 ans

  2. Prévoit de construire des logements sociaux, une crèche, et un refuge pour femmes seules.

 

La situation paraît simple : des hommes et femmes qui donnent beaucoup trop d’importance à leur “art” râlent parce qu’on les vire d’un endroit qu’ils occupaient mais qu’ils n’avaient pas gagné à la sueur de leur front. Et leur départ laisse enfin la place à des projets sociaux qui vont venir en aide aux plus démunis. Si t’es contre ça, t’es vraiment le méchant de l’histoire. Le kamikaze dans l’école. L’équipe de foot d’Allemagne contre celle du Brésil en 2014. Bref tu peux pas.

Le pire, c’est que pour le Bloc comme pour la rue Denoyez, les mecs ne semblent pas avoir daigné bouger le petit doigt, se sont à peine battus pour protéger ce qui leur est cher ! Les branleurs !

J’ai lu ça sur Streetpress, au sujet des deux squats :

<< Au vieux Saumur, le café qui fait l’angle entre la rue de Belleville et la rue Dénoyez, Sadi Sami, le boss, dénonce l’amateurisme des artistes : “Ça fait 5 ans qu’on est prévenus et eux ne se réveillent que maintenant.” >>

Pareil pour le Bloc :

« Sur les 200 qui ont été ici, tu peux compter sur les doigts de tes mains ceux qui se sont bougés. Les gens se mobilisent trop tard : tant que l’expulsion n’est pas prononcée, ils ne croient pas que ça peut arriver. »

Seulement voilà. Il faut quand même reconnaître que si on avait affaire à des gens routiniers, bien organisés, soucieux des délais et des choses dues, on les trouverait pas à bidouiller du light painting ou faire du graph sauvage. On les trouverait dans des cabinets d’avocats, les banques, ou à la CAF. C’est très important d’avoir des gens comme ça, mais il est surtout crucial de se rappeler que la diversité biologique n’est pas le fruit du hasard, c’est la clé de notre survie en tant qu’espèce. Rappelez-vous, Ordre /Vs./ Désordre. Dans le cas de la rue Denoyez, ce désordre a fait naître un truc fantastique. La ville manque de crèches et de logements sociaux, okay. La mairie avait prévu ce plan depuis longtemps, fort bien. Mais entre temps s’est créé, spontanément, quelque chose que personne n’avait prévu et qui est aux yeux de beaucoup (au moins 10.000 personnes) une richesse. Pour certains, ça avait déjà trop duré pour un squat. Mais c’est un endroit qui avait réussi ce que n’importe quelle mairie vaguement à gauche rêve de faire : animations de rue, vivre ensemble, culture pour tous et enfants issus de la diversité qui sourient. Et ce truc ne peut pas être contrôlé, la force qui l’a fait naître est insoumise par nature. Du haut de ma petite expérience, je sais que, les équipes municipales ont du mal avec ce qui ne peut être récupéré, apprivoisé.

Ce qui est rare est précieux

 

Ne doit-on pas considérer que ces endroits sont précieux, un peu comme si on tombait sur un trésor de la nature que seul le temps a pu construire, et qui échappe à notre compréhension ? Genre un récif de corail, ou un diamant ? On n’est pas obligés d’être en faveur d’une anarchie générale et globalisée, mais peut-on penser qu’il faille cultiver des espaces désorganisés, des lieux où l’on peut se pointer sans s’inscrire à rien, sans être notés dans aucun registre ? (C’était pas le cas ici, y’avait un contrat avec la mairie, mais vous voyez où je veux en venir). Je donnerais bien un rein pour voir des enclaves de désordre, contrôlées en périphérie. Des milieux fermés mais ouverts, où l’on peut expérimenter la théorie du chaos. Je ne suis d’ailleurs pas sûr que les artistes squatteurs soient les seuls à pâtir de la conformisation et des délires hygiénistes de notre organisation sociale : tout le monde en souffre en fait, plus ou moins, et on s’en sort avec quelques névroses, des maux de ventre, et de fortes envies de vacances dans des pays lointains où tout est sale et désorganisé (je peux remettre le clip de Pierpoljak ? Non ? OK).

Ces deux projets de squats (la liste n’est évidemment pas exhaustive, allez faire un tour par pour plus d’info 100% occupation citoyenne) avaient investi des locaux appartenant à l’État, à la collectivité. Confisquer ces endroits pour mener un train de vie bohème et gribouiller de l’art qui, à en croire les commentaires du Figaro.fr, ne vise qu’une toute petite minorité de citoyens, c’est égoïste. Les vrais pauvres, ceux qu’on ne voit pas parce qu’ils sont trop occupés à enchaîner leurs deux jobs de merde pour nourrir leur marmaille, ceux-là c’est sûr qu’ils préfèrent les logements sociaux aux grapheurs photographes performeurs nus. C’est le message uniforme de gauche à droite. Et pourtant, faire comme si ce qui s’est passé dans cette rue unique de Belleville n’avait aucune importance, c’est nier la capacité créatrice et transformatrice des citoyens.

Je vous avoue être vraiment partagé sur cette question. Le titre de l’article était évidemment provocateur, mais il m’arrive d’avoir ce genre de propos à haute voix. C’est donc le moment idéal pour faire reculer de quelques centimètres mon rockingchair imaginaire, regarder pensivement vers le mur, et sortir le joker intellectuel de tout bon supporter de squat [une info glissée dans mon oreille par une amie diplômée en urbanisme]  : Henri Lefebvre.

Verhoeff, Bert / Anefo CC-BY-NC 3.0

Un chic type, qui a toujours été du bon côté : résistant pendant la seconde guerre mondiale, signataire du manifeste des 121 (pour l’indépendance de l’Algérie), et considéré comme un de ceux qui a lancé intellectuellement les étudiants dans la rue en mai 68. Chercheur multi-carte, ses neurones ont trempé dans la sociologie aussi bien que la philosophie. Côté urbanisme, ce mec avait quand même prévenu que les grands ensembles construits dans les années 1960 nous mèneraient tout droit vers un bordel immonde et ségrégationniste, pendant que les technocrates se frottaient les mains. Du coup, j’ai envie de lui faire confiance sur le reste aussi, parce que si on l’avait écouté on aurait probablement évité les émeutes de 2005 par exemple. Son chef d’œuvre, sorti en 1968 : “Le Droit a la ville.” Il propose dans cet ouvrage une analyse marxiste, spatiale, de la ville. Ça ne fait pas forcément de lui un partisan du désordre, mais certainement de la déconstruction. C’est ce qui a fait son succès chez les situationnistes, ces mecs qui proposent la “dérive” dans les villes, le crapahutage de quartier en quartier, d’une ambiance à l’autre.

Je vous invite tranquillement à lire ces deux citations, comme des invitations au squat (glanées grâce au blog Umbilicus Urbis):

Le droit à la ville se manifeste comme forme supérieure des droits: droit à la liberté, à l’individualisation dans la socialisation, à l’habitat et à l’habiter. Le droit à l’œuvre (à l’activité participante) et le droit à l’appropriation (bien distinct du droit à la propriété) s’impliquent dans le droit à la ville.”

Le DROIT à l’APPROPRIATION. Le DROIT à l’OEUVRE. Merde, tout est dit en fait. Occupez citoyennement. Quand un immeuble est vide, ce serait anti-citoyen de ne pas le faire.

Parmi ces droits en formation figure le droit à la ville (non pas à la ville ancienne mais à la vie urbaine, à la centralité rénovée, aux lieux de rencontres et d’échanges, aux rythmes de vie et emplois du temps permettant l’usage plein et entier de ces moments et lieux, etc.)”

Voilà, ça me parle ça aussi. Comment faire “usage plein et entier de ces moments et lieux”, sans la spontanéité qui permet d’accorder les envies et les rythmes de chacun ? Cela me paraît impossible à planifier, codifier. Pour ajouter de l’eau pure à mon moulin autogéré, j’aimerais vous citer deux passages  d’un article de recherche de Laurence Costes, « Le Droit à la ville de Henri Lefebvre : quel héritage politique et scientifique ? ».

Lefebvre restait circonspect vis-à-vis d’un projet visant à reconstituer rationnellement ou « de manière consciente » une unité de la ville qui, autrefois, se faisait spontanément ou de « manière presque inconsciente » ”

Spontanéité ! Désordre ! Harmonie !

Henri Lefebvre est mort vieux (presque 90 ans) en 1991. C’est à peu près à cette période que la traduction de ses œuvres en anglais a permis au monde américanophone de découvrir la pertinence inouïe de son travail. Parmi les grands pontes qui citent Lefebvre comme une influence incontournable et ont prolongé son intuition sur la ville, il y a surtout David Harvey :

<< L’affirmation de Harvey selon laquelle : « Le droit à la ville ne se réduit donc pas à un droit d’accès individuel aux ressources incarnées par la ville : c’est un droit à nous changer nous-mêmes en changeant la ville de façon à la rendre plus conforme à notre désir le plus cher » (Harvey, op. cit.) témoigne de l’actualité des thèses de Lefebvre : la place de ce « droit à la ville » comme moyen d’action possible pour la construction d’un monde meilleur. >>

Hé, vous, les gens qu’on a élus pour qu’advienne un monde meilleur, vous avez entendu ça ?

Eloge de l’urbanisme sauvage

 

Low Bros – Wild Cats – XIV photo par r2hox via Flickr

Lefebvre a bien été lu et repris par les professionnels de la politique. Dans les années 1980, Pierre Mauroy, premier ministre de François Mitterrand, met en place la décentralisation, le truc technique qui a permis de déléguer un peu du pouvoir central de l’État aux collectivités territoriales, et qui est (entre autres) à l’origine de tous les plans de “co-construction”, de démocratie participative, et d’urbanisme citoyen à l’œuvre aujourd’hui dans les villes de France.

Voici un extrait de son discours devant l’assemblée nationale en 1981 :

<< L’histoire dira un jour que la France asphyxiée par le centralisme a été libérée par une réforme apportant aux communes. aux départements et aux régions davantage de pouvoir et de moyens, en conférant aux Français une nouvelle citoyenneté faite d’une plus grande participation avec davantage de liberté et de responsabilité. >>

Mais (un gros mais), et ce n’est pas un scoop : ces projets de co-construction sont en général des échecs, et les citoyens ne décident de rien directement [voir ce document produit par l’Agence Nationale de Renouvellement Urbain]. La ville la plus chère aux citoyens, ce n’est peut-être pas la mairie qui peut la construire. Au lieu de considérer la participation citoyenne comme un effort de la part des municipalités, renversons le culbuto : c’est aux citoyens d’accepter la participation de la mairie. En termes d’urbaniste, on parle de démocratie ascendante. C’est dur pour le pouvoir politique de dire : ici et là, nous expérimentons l’anarchie, la sauvagerie. Ça n’arrivera jamais. Mais si demain quelqu’un me propose ce genre d’initiative sur son programme, j’irais voter en courant sur les mains. Et je pense que les anars gaucho ainsi que les libéraux devraient acquiescer, main dans la main. Je le répète, des enclaves de liberté relative mais poussée, c’est ça qui a créé la rue Denoyez. Pas les plans de la municipalité. Et pourtant, c’est bien à la mairie de Paris qu’on doit cet endroit, et plus précisément à la décision prise par Bertrand Delanoë au lendemain de son élection à la mairie de Paris de ne pas les expulser, comme le rappelle un des artistes du squat de Belleville. Cet endroit particulier, cher aux yeux de beaucoup, n’est donc pas complètement le fruit du hasard, il est aussi la conséquence d’un acte politique : celui de laisser sa chance à un espace de liberté.

En guise de conclusion, je vais finir sur une concession : je sais que c’est dur d’imaginer à quel point il est compliqué de gouverner, à l’échelle d’une municipalité, d’un arrondissement, ou autre, tant qu’on a pas les mains sur le joystick. Mais chacun son rôle. Les autorités régulent. Les gens des squats expérimentent d’autres modes de vie. Et nous, plutôt que de choisir un camp, ne devrions nous pas poser cette question, que semble se poser Lefebvre : quelle ville voulons nous ?


ADDENDUM :

J’étais invité un soir chez des amis qui habitent rue Denoyez. Je leur ai posé quelques questions sur leur rue et le départ des assos.

PSK : Tu savais qu’à 50 mètres de chez vous, des artistes et des assos ont été virés de leur locaux, qu’ils occupaient pour rien du tout ?
La mère : Ah bon ? Non, je ne savais pas qu’ils étaient là.
PSK : Tu ne les avais jamais vus dans le quartier ?
La mère : Non.
PSK : ça ne va pas changer ta vie alors ?
La mère : Haha non ! Moi je vis tranquille, avec mes enfants, et c’est tout !
PSK : Bon, ok.

[…]

PSK : Tu connaissais les artistes et les assos qui étaient à autre bout de la rue ?
L’adolescent : Moi non, mais les gens qui habitent plus là bas ouais. Ils sont cool il paraît.
PSK : Tu penses quoi du fait que la mairie les vire pour construire une crèche et des logements sociaux ?
L’adolescent : La crèche c’est bien. Mais sinon, c’est dommage de les virer pour ça quand même.
PSK : Et sinon tu la trouves cool ta rue, recouverte de graphs ? J’veux dire, moi j’aimerais bien habiter là.
L’adolescent : Ouais des fois oui, des fois non.
PSK : Pourquoi non ?
L’adolescent : Ben, des fois c’est bizarre, je sais pas.
PSK : Comme par exemple le fait que la porte de votre immeuble soit recouverte de graffiti, et que j’ai mis un bon quart d’heure à la trouver la première fois ?
L’adolescent : Ouais voilà ! C’est pas pratique.

C’est juste un témoignage, ça n’a pas valeur d’argument. Ça montre juste qu’au moins une famille qui vit dans ce quartier n’a pas été touchée par le travail de ces associations et de ces artistes.

Rédacteur : Pierre-Sofiane Kadri (@Albertkader)

Photo de couverture : via Flickr / New1lluminati

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